Je nouais mon foulard en soie serré sur l’anse de mon sac chaque matin : le jour où j’ai voulu le détacher, j’ai compris pourquoi il était abîmé
La soie garde la mémoire de chaque geste, chaque frottement, chaque jour de tension. Ce que j’ai découvert en voulant laver mon foulard—fils tirés, zones mates, empreinte permanente—révèle une vérité inconfortable : quelques semaines de port quotidien peuvent modifier définitivement la structure d’un tissu noble.